EXPOSITION

LES 7 PECHES CAPITAUX

du 15 octobre au 04 décembre 2010

En octobre tu expieras tes péchés!

16 artistes de chez nous mais aussi de
Bruxelles, Paris, Metz, Stuttgart, Sofia ou Montpellier
viennent faire un tour à la galerie et présenterons
leurs visions des 7 péchés capitaux remis au goût
du jour.

 à la Galerie No Smoking

Avec
Laure André
Hervé Bohnert
Mathieu Boisadan
Iglika Christova
Gopal Dagnogo
Benoit Decque
Alain Galaup
Edwige Fouvry
Marie Amélie Germain
Alecs Heiduschka
Emmanuel Linderer
Olivier lelong
Aurélie Piau
Taling
Christian Voltz
Gérald Wagner


 

Des grands maîtres du passé à la vision d'artistes de nos jours...
le sujet vous inspire?

Exposition ouverte
du mercredi au samedi de 15 à 19h
et sur rendez vous tous les matins

Vernissage Vendredi le 15 octobre 2010

à 18 h en présence des artistes.

 

 

Heures   d'ouvertures de la galerie : du mercredi au samedi de 14 à 19 H  et sur rendez-vous.
  Adresse : 19 rue thiergarten, 67000 Strasbourg- Tél. :03 88 32 60 83.

  Accès: à 3 min à pied de la gare de  Strasbourg •
  En tram lignes A/D arrêt Gare Centrale
  Parking; TGV Wodli ou Sainte Aurélie  

Concept de l’exposition:


Si j'ai choisi le thème des sept péchés capitaux, c’est qu’il est porteur.

Dans une étude consacrée à Goya, André Malraux date l’origine de la

modernité au moment où l’art renonce à une beauté traditionnellement

identifiée au bien et à la vérité. L’art qui explore les zones les plus

obscures de la conscience, s’attache aux images de l’excès et de la

transgression, pour jouer, peut-être, le rôle antique de la catharsis.

En sollicitant des artistes contemporains la Galerie No Smoking verse

une pièce résolument contemporaine au dossier, déjà bien nourri des relations

malicieusement nouées entre l’art et l’immoralité.


Le sujet est suffisamment vaste pour qu’il puisse entrer en résonance

avec le travail de chaque artiste. Il permet des approches plastiques

différentes : peinture, sculpture, photographie, installation, tout en

laissant l’imaginaire de l’artiste libre d’explorer ses propres

questionnements.

Le lien qu’il permet avec la culture occidentale, tant sur le plan littéraire

que pictural, nous parait également important. L’art contemporain ne peut

exister ex nihilo. Son inscription dans l’histoire de l’art nous paraît être une

démarche nécessaire.

De fait, le thème des sept péchés capitaux, parle à un public plus large.

Mon ambition est de permettre à des amateurs d’art classique et moderne

de découvrir l’art contemporain à travers les réalisations

diversifiées et originales d’artistes d’aujourd’hui. Des artistes en devenir,

conscients de leurs racines, mais toujours en mouvement.

A pied d’œuvre.
Aller de l’avant


Bertrand RHINN


Les sept péchés capitaux sont le reflet de l’évolution des moeurs: Des vices stigmatisés.

Les sept péchés ont été formalisés par Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique au XIIIe siècle comme suit :
· la paresse : refus d’accomplir des tâches nécessaires.
· l’orgueil: attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (intelligence, etc.).
· la gourmandise: ce n’est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant davantage l’idée de démesure et d’aveuglement que le mot gourmandise.
· la luxure : la recherche du plaisir sexuel.
· l’avarice: l’accumulation des richesses recherchée pour elle-même.
· la colère: courte folie déjà pour les Anciens, entraînant parfois des actes regrettables.
· l’envie : émotion éprouvée par celui qui désire intensément posséder le bien d’autrui.

Des comportements intégrés à nos modes de vie.

Dans la société postmoderne nous sommes face à une contradiction. D’une part la société désacralisée qui ne croit plus en aucune forme de transcendance prêche le « jouir tout de suite », « ici et maintenant » et « sans entraves aucunes », mais d’autre part, dans les plus subtils replis de notre inconscient, là où survivent nos racines judéo-chrétiennes, demeurent la tentation et le besoin de repères, de mesure, de retour aux valeurs morales !

Le consumérisme nous met mal à l’aise. Il attise nos tendances à basculer vers l’envie, ou vers la paresse. Les produits évoluent de manière constante, les marques se multiplient. A côté de cela des services clés en main sont fournis aux consommateurs les plus pressés, aux individus les plus oisifs.

La course à la réussite, la multiplication des stars éphémères, le culte du beau : autant de phénomènes de sociétés qui nous poussent à être narcissiques et orgueilleux.
Le sexe n’est plus tabou, ce qui est une bonne chose, mais le sexe effréné, affiché en permanence, ne pervertit-il pas notre désir ? N’y a-t-il pas confusion entre sexe et désir ?
Notre gourmandise aussi est stimulée en permanence. Pourtant, la junk food et la mal bouffe sont des fléaux traqués par les politiques de santé publique. L’obésité est devenue un des problèmes de notre société.
Que dire, enfin, de l’avarice ? En cette période de crise économique, sur fond de crack boursier, n’est-il pas légitime de chercher à protéger ses économies ? Garder son argent palpable dans ses bas de laines…



Les sept péchés capitaux dans l’art sont un thème intemporel

Ce thème fut d’abord abordé par les poètes grecs ou romains, puis par la littérature allégorique médiévale. La divine comédie de Dante est l’un des exemples les plus célèbres en littérature qui traite de ce thème.
Les sept péchés capitaux ont été une source d’inspiration inépuisable pour les artistes tout au long du Moyen Âge et à la Renaissance. On les trouve dans la sculpture et les peintures qui ornent les églises. On les trouve par exemple sur les chapiteaux des colonnes du Palais ducal de Venise, sur les fresques de Giotto di Bondone (1267-1337), pour la Cappella Scrovegni de Padoue.
Aux XVIe et XVIIe siècles, ils inspirent encore des artistes tels que Jérôme Bosch, Pieter Bruegel l’Ancien ou Jacques Callot.
Concernant notre époque les sep péchés ne représentant plus des comportements déviants en tant que tels, les artistes se sont détachés de la conotation religieuse qu’ils pouvaient représenter.
Les sept péchés capitaux dans l’art relèvent d’avantage du scandale.
Les artistes exacerbent nos habitudes les plus inavouables, tirent à grand très sur des défauts devenus communs à tous les individus. Nos vices qui passent presque innaperçus - ou se transforment presque en vertu comme la luxure - sont épinglés par les artistes.
Ainsi David Lachapelle n’hésite pas à mettre en scène un hamburger à la taille démesuré, écrasant une jeune femme, pour nous rappeler que la mal-bouffe est devenu un fléau qui tue d’honnêtes citoyens.